Déclaration, protection des patients, protection des équipes, PCR et contrôles : nos cinq obligations en matière de radioprotection sont désormais dans la ligne de mire des autorités. Qu'il s'agisse du ministère du Travail, des autorités sanitaires ou de l'Assurance maladie. Les contrôles ont démarré, amendes et sanctions à la clé.
1. Déclarer notre installation
Le Code de la santé publique est formel : nos appareils de radiodiagnostic dentaire doivent faire l'objet d'une déclaration auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). D'autant que la Sécurité sociale ne rembourse que les actes réalisés aux moyens d'appareils déclarés et agréés. Autrefois valable cinq ans et délivrée pour chaque matériel, cette déclaration, devenue unique, vaut désormais pour tous les appareils du cabinet sans limite de temps. À condition de ne rien changer ni à la structure ni aux matériels. Sont donc concernés aujourd'hui tous les anciens agréments qui ont expiré avant le 7 novembre 2007, ainsi que toutes les nouvelles installations ou les modifications d'installation. Ne peuvent être agréés que : les appareils de moins de 25 ans, avec marquage CE ou NFC 74-100, affichant la quantité de rayonnement émis (pour les appareils postérieurs à 2004), implantés conformément aux normes NFC 15-160, NFC 15-163, NFC 15-163A et ayant passé avec succès le contrôle technique via un organisme agréé. Pour faire votre déclaration : rien de plus simple.
Téléchargez la nouvelle déclaration (DEC/GX) qui vient juste de changer sur le site de l'ASN ou sur www.dentistepro.fr et adressez-la, avec la nouvelle demande, à la division territoriale concernée de l'ASN.
2. Protéger nos patients
Disposer d'appareils déclarés et contrôlés ne suffit pas pour protéger nos patients des rayons ionisants. Aussi, tous les chirurgiens-dentistes doivent-ils avoir suivi et validé une formation à la radioprotection, avant le 20 juin 2009, puis la réactualiser tous les dix ans. Au programme : les bases physiques et les effets biologiques du rayonnement, l'organisation et la mise en oeuvre d'une bonne radioprotection des patients, ainsi qu'une validation des acquis sous forme de QCM. Vous ne l'avez toujours pas suivie ? Il est encore temps de régulariser. Car l'ASN peut exiger de consulter à tout moment notre attestation de formation.
3. Protéger notre équipe
Même chose pour les membres de notre équipe. Tous nos personnels susceptibles d'intervenir dans des zones exposées doivent bénéficier d'une formation à la radioprotection, à renouveler au moins tous les trois ans, selon le Code du travail. Cette formation est généralement dispensée par la personne compétente en radioprotection (PCR). Autre obligation pour nos salariés exposés mais aussi conseillée pour nous : le port d'un dosimètre personnel, envoyé tous les trois mois à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ou à un organisme agréé mettant à disposition de la PCR et de la médecine du travail les résultats.
Objectif : contrôler en permanence et prouver a posteriori l'innocuité et l'absence d'exposition. Enfin, le niveau d'exposition de chacun de nos salariés doit être inscrit sur une fiche conservée par la médecine de santé au travail. Environ 30 000 dosimètres ont été analysés en 2008, praticiens et assistantes confondus. C'est peu, comparé au nombre de confrères disposant d'appareils de radiologie. Il est temps de penser à nous protéger.
Conseil UFSBD PRO
« 22, v'là les contrôles ! »
Comme en témoigne la toute récente circulaire de l'Autorité de sûreté nucléaire et du ministère du Travail datée d'avril 2010, les autorités ont bel et bien décidé de vérifier sur le terrain si nos cabinets respectaient leurs obligations en matière de radioprotection. Questionnaire en poche et outillage de contrôle en mains, des inspecteurs du CONSEIL UFSBD PRO travail, accompagnés d'experts de l'ASN, ont commencé à faire irruption, sans prévenir, chez nos confrères en Ile-de-France et en Alsace. Pour éplucher nos certificats de contrôles, mesurer nos niveaux d'exposition, interroger nos équipes, balayer nos attestations de formation, s'enquérir du nom de notre PCR et de sa certification, évaluer la performance de nos appareils, etc. Bilan de l'opération, une majorité de praticiens se sont vu remettre une mise en demeure pour non-conformité, avec un délai court pour tout régulariser, sous peine d'amende pouvant aller jusqu'à 7 500 €, de perte d'agrément, voire de poursuites. Vous n'êtes pas sûr d'être aux normes ? Vous n'avez pas de PCR ? Vos installations ne sont pas déclarées ? Faites vite le point sur vos obligations et la manière dont vous les appliquez pour être en règle avant votre contrôle.
Solution UFSBD PRO
Réglementation : faites un check-up !
Perdu dans le dédale bureaucratique de la réglementation ? Agacé par l'avalanche des contraintes ? Envie de savoir si vous êtes en règle ? Vis-à-vis de vos patients ? Et de votre équipe ? Pour vos locaux ? Et votre matériel ? Pour en avoir le coeur net, faites un check-up avec le Dr Philippe Rocher. Faites le tour de vos obligations en une journée, découvrez par où commencer et comment en faire un axe de développement de votre cabinet, grâce à une formation 100 % pratique. Accessibilité aux handicapés, sécurité électrique et incendie, critères de choix des matériaux, conformité des équipements, déclaration des générateurs, contrôles et maintenances (types et périodicité)… faites le point sur vos locaux et votre matériel. Risques des rayonnements ionisants, risques chimiques et biologiques, rédaction du Document unique… regardez où vous en êtes de vos obligations d'employeur. Plan annuel de prévention, formation des équipes exposées aux rayons X, formations aux autres risques… découvrez ce qui vous reste à faire en matière de prévention. Sans oublier le suivi médical de votre équipe : en fonction des niveaux de risques.
Prochaine session : • Paris : le 23 septembre 2010.
4. Disposer d'une PCR
Que nous ayons des salariés ou que nous exercions seul, depuis le 1er janvier 2009, nous devons disposer d'une personne compétente en radioprotection, dite PCR. Chargée d'assurer la protection de tous les travailleurs, la PCR participe au dossier de déclaration de nos appareils à l'ASN, évalue la nature et les risques de notre installation, organise la protection en analysant les postes de travail, en délimitant les zones réglementées et en définissant les objectifs de dose, réalise les contrôles internes, suit les contrôles externes, met en place et suit la dosimétrie de chacun, forme nos collaborateurs à la radioprotection, remplit leur fiche d'exposition, gère les incidents éventuels et assure les relations avec l'ASN, l'IRSN, le médecin du travail et les organismes agréés de contrôle. Pour choisir notre PCR : deux solutions. Devenir notre propre PCR en suivant une formation qualifiante valable cinq ans et rester ainsi autonome. Ou bien externaliser cette obligation en la confiant à des professionnels, ce qui nous permet d'avoir l'esprit libre. Quel que soit notre choix, la PCR doit avoir suivi une formation « secteur médical, option sources radioactives scellées, accélérateurs de particules et appareils électriques émettant des rayons X » dans un organisme certifié par l'AFAQ / CEFRI et doit pouvoir le prouver. À nous de faire le bon choix.
Solution UFSBD PRO
Être ou ne pas être…PCR
Devenir votre propre PCR pour rester autonome ou soustraiter pour garder l'esprit libre ? Quel que soit votre choix, UFSBD Pro vous offre deux solutions, à la fois conformes à la réglementation et adaptées à vos attentes.
Être PCR : une formation Acquérir le bagage réglementaire et technique nécessaire pour remplir les missions de PCR en cabinet dentaire, tel est l'objet de cette formation de 32 h réparties sur 2 + 2 jours. Une formation assurée par un confrère, avec des documents pédagogiques validés par les autorités et une évaluation en ligne permettant de préparer l'examen final.
Prochaines dates :
• Paris : du 16 au 17 septembre et du 7 au 8 octobre ;
• Lyon : du 23 au 24 septembre et du 14 au 15 octobre ;
• Toulouse : du 30 septembre au 1er octobre et du 12 au 13 octobre ;
• Paris : du 2 au 3 et du 16 au 17 décembre 2010.
Sous-traiter la PCR : l'offre Alara Reconnu par l'ASN, au service de grands noms de la santé tels que les Hôpitaux de Paris et présent sur tout le territoire, Alara regroupe l'ensemble des compétences réglementaires et scientifiques, en radiophysique médicale, radioprotection et imagerie médicale, qu'exige le rôle de PCR. Doté d'une assurance responsabilité civile dédiée, Alara vous permet de sous-traiter cette mission les yeux fermés. Son Pack PCR Dentaire s'ajuste à vos besoins avec un tarif directement lié au nombre de générateurs rétroalvéolaires ou panoramiques présents dans votre cabinet.
De 415 € / an pour un générateur ;
570 € / an pour 2 ;
620 € / an pour 3 et 720 € / an pour 4.
5. Contrôler et entretenir
Le Code du travail et le Code de la santé publique sont précis sur le sujet, trois types de contrôles sont obligatoires dans nos cabinets. Des contrôles d'ambiance, des contrôles techniques internes et externes ainsi que des contrôles qualité internes et externes. Les contrôles d'ambiance se font au moyen d'un dosimètre relevé tous les trimestres pour évaluer l'exposition du personnel. Ils sont gérés par la PCR en même temps que les dosimètres individuels (voir point 3). Les contrôles techniques permettent de tester l'efficacité des dispositifs de radio-protection. Réalisés tous les ans en interne par la PCR ou sous-traités à un organisme agréé, ils concernent tous les appareils émetteurs de rayons ionisants ainsi que les matériels de radioprotection (tabliers plombés, dosimètres, etc.) et doivent être complétés par des contrôles techniques externes. Confiés à un organisme agréé par l'ASN, différent de celui des contrôles internes, ces contrôles doivent avoir lieu tous les ans pour l'instant. Un allongement est en cours de négociation pour des contrôles tous les cinq ans sur les rétroalvéolaires, les panoramiques, les téléradios et la 3D ; et tous les ans sur les sources mobiles. Charge à l'organisme de mesurer le débit de dose au poste de travail, de vérifier le respect de la norme NFC 15-163 concernant les locaux accueillant des générateurs de rayonnements ionisants et de valider les dispositions prises par le chef d'établissement en matière de délimitation des zones réglementées et d'information du personnel. Des contrôles techniques à ne pas confondre avec les contrôles qualité, destinés à mesurer les performances des appareils de radiologie rétroalvéolaires et panoramiques pour protéger les patients. Comme la stipule l'Afssaps dans sa décision du 26 décembre 2008, ces contrôles doivent être réalisés en interne, tous les trois mois depuis septembre 2009. Ce qui ne nous dispense pas des contrôles qualités externes, à réaliser tous les cinq ans via un organisme de contrôle de la qualité agréé par l'Afssaps. Avant le 26 septembre 2010 pour les générateurs de plus de dix ans. Avant le 26 septembre 2011 pour les générateurs de cinq à dix ans. Avant le 26 septembre 2012 pour les générateurs de moins de cinq ans installés avant le 26 septembre 2009 ou lors de leur mise en service pour les générateurs installés après. Sans oublier l'audit des contrôles qualité, à confier tous les ans à un organisme de contrôle de qualité agréé par l'Afssaps. En démarrant avant le 26 septembre 2010 pour les appareils en service avant le 26 septembre 2009 et avant le 26 septembre 2012 pour les autres. Alors, à nos agendas ! Certains délais sont serrés.
Mire, ô ma mire… dis-moi que mon image est la plus belle
Exigible tous les trois mois pour la radiologie numérique et à la suite de chaque changement de bain pour l'argentique, le contrôle qualité interne de nos appareils prend une vingtaine de minutes par machine et nécessite quelques équipements. Objectif : vérifier à l'aide d'une mire que la qualité de l'image ne se dégrade pas et que les performances restent suffisamment bonnes pour permettre un diagnostic médical de qualité. L'enjeu est de taille. Le chirurgien-dentiste habilité ou une assistante formée sont habilités pour procéder à ces contrôles. À condition de disposer du matériel nécessaire. Pas de panique, UFSBD Pro a pensé à tout.
Retrouvez tout ce dont vous aurez besoin (objet test, mire, filtre, support) pour vos contrôles à la boutique. Sans oublier la fiche détaillant le mode opératoire, à télécharger gratuitement. Tarifs adhérent Pro :
• Kit rétroalvéolaire analogique : 300 € TTC ;
• Kit rétroalvéolaire + panoramique analogique : 375 € TTC ;
• Kit rétroalvéolaire numérique : 355 € TTC ;
• Kit rétroalvéolaire + panoramique numérique : 420 € TTC ;
• Kit rétroalvéolaire + panoramique numérique + trépied : 455 € TTC.
Solution UFSBD PRO
Confiez vos contrôles externes à VERITAS
Tout ce qui est contrôlable peut aujourd'hui être contrôlé par Bureau Veritas, y compris dans nos cabinets. Deuxième acteur mondial d'évaluation et de certification, Bureau Veritas a rejoint le pool des partenaires UFSBD Pro afin de vous aider à respecter vos obligations, et ce à des tarifs extrêmement compétitifs. Ainsi, Bureau Veritas vous propose de réaliser votre contrôle technique externe de radioprotection, obligatoire chaque année pour le moment au tarif préférentiel suivant, pour les adhérents UFSBD :
• 310 € par an au lieu de 357 € ;
• 99 € de supplément au lieu de 115 € par générateur supplémentaire. Même chose pour les contrôles qualité externes. Veritas peut réaliser pour vous aussi bien le contrôle qualité quinquennal de vos installations de radiologie que l'audit externe annuel de votre contrôle qualité interne ainsi que les éventuelles contre-visites :
• 280 € au lieu de 337 € pour le contrôle qualité quinquennal ;
• 280 € au lieu de 337 € pour l'audit externe annuel ;
• 185 € au lieu de 215 € pour chaque contre-visite ;
• 99 € de supplément au lieu de 115 € par générateur supplémentaire.